Do cross-border workers cause unemployment in the host country? The case of Switzerland

TitreDo cross-border workers cause unemployment in the host country? The case of Switzerland
Type de publicationJournal Article
Year of Publication2018
AuteursWeber, S, Ferro-Luzzi, G, Ramirez, J
JournalEspace populations sociétés
VolumeAdvance online publication
Nombre2017-3
Pagination1-29
ISSN0755-7809
Mots-cléscross-border workers, Granger causality, unemployment
Résumé

Switzerland’s labour market traditionally accommodates many cross-border workers: their number is currently above 300 000, corresponding to almost 7 % of the workforce. Social acceptance of such workers has however deteriorated over the last years, and questions arise over their potential adverse impacts on the local labour market. Using quarterly data over 1996-2017, we investigate the claim that border workers create unemployment among the local labour force, conducting both time-series analyses at the country-level and longitudinal analyses at the canton-level. Our findings indicate that causality runs mainly from unemployment to border workers, the latter being repelled when unemployment increases. The opposite effect, from border workers to unemployment appears to be weaker or even non-existent.
Le marché suisse du travail accueille traditionnellement de nombreux frontaliers : ils sont actuellement plus de 300 000, soit près de 7 % de la population active. L’acceptation sociale de ces travailleurs s’est toutefois détériorée au cours des dernières années. En utilisant des données trimestrielles sur la période 1996-2017, nous étudions l’affirmation selon laquelle les travailleurs frontaliers créent du chômage parmi la population locale, effectuant à la fois des analyses de séries chronologiques au niveau national et des analyses longitudinales au niveau cantonal. Nos résultats indiquent que la causalité va principalement du chômage vers les travailleurs frontaliers, ces derniers étant repoussés lorsque le chômage augmente. L’effet inverse, des travailleurs frontaliers vers le chômage, semble être plus faible, voire inexistant.

URLhttp://journals.openedition.org/eps/7301
DOI10.4000/eps.7301