Image iStock © Dima Berkut

Vieillir ensemble

"Vieillir Ensemble" est une étude tout à fait novatrice car elle porte un regard original sur le vieillissement en observant les relations parent-enfant dans le grand âge. En effet, avec le vieillissement toujours plus avancé de la population en Suisse et dans le monde, les besoins en soins sont prolongés et il est reconnu que ces derniers sont bien souvent pris en charge par des membres de la famille, principalement les enfants. Des études scientifiques soulignent l’influence importante du soutien social sur la santé mentale et physique. Le soutien intergénérationnel est donc un sujet particulièrement important à étudier.

Un des aspects importants du changement démographique auquel nous assistons est que les différentes générations sont aujourd'hui amenées à vieillir ensemble. Ainsi, parents et enfants font face aux mêmes problématiques relatives à l’avancement en âge.Peu de choses sont connues à ce sujet et le projet "Vieillir Ensemble", conduit sous la direction de la Professeure Daniela Jopp, spécialiste en psychologie du vieillissement, a pour but d’en savoir davantage sur cette nouvelle configuration relationnelle.

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Contactez-nous au 021 692 38 55 ou par e-mail à
priscille.jamin@unil.ch, emmanuelle.salina@unil.ch, cecilia.salaun@unil.ch

Questions de recherche

  • Quels sont les défis pour l'enfant, qui bien souvent doit prendre en charge une partie des soins du parent très âgé ?
  • Comment les parents vivent-ils le fait de recevoir des soins de la part de leur enfant ? Et quel soutien peuvent-ils apporter à leur enfant ?
  • Au contraire, quels sont les bénéfices d'une telle situation où parent et enfant font face à l'expérience du vieillissement en même temps ? Peuvent-ils mutuellement s’apporter du soutien ?
  • Finalement, de quelle manière la qualité de cette relation parent-enfant peut-elle être un facteur positif ou négatif pour le vécu du vieillissement ?

De manière plus générale, cette étude nous permettra d’en savoir davantage sur la situation des enfants adultes et de leurs parents âgés : l’accès à un réseau social, la santé et l’accès aux soins, les facteurs psychologiques personnels pouvant avoir une influence sur la manière d’aborder l’expérience du vieillissement.

L'étude a pour but d'identifier les besoins des enfants adultes et des parents âgés, ainsi que d'en apprendre davantage sur les facteurs de risque et les aspects bénéfiques. Cela permettra ainsi d'informer les personnes dans la même situation, les organisations de soins et les acteurs politiques.

Déroulement

À ce jour, presque cent dyades ont déjà participé à notre étude en acceptant de répondre à des questionnaires et partager leur vécu au cours d’un entretien de 1h30 à 2 heures environ (modulable selon les situations).

Les retours sont positifs et les participants ont souvent relevé que les questions leur avaient permis de réfléchir à certains aspects de leur vie ou de leurs relations, auxquels ils n’avaient jamais vraiment pensé. Certains participants ont également dit que l’étude leur avait permis de passer du temps avec leur enfant ou leur parent autour de discussions riches. Mais le plus important, c'est que chacun peut ainsi partager son expérience, quelle qu’elle soit, et ainsi offrir aux générations futures des clés pour leur propre vieillissement.

Quelques résultats

De manière générale, nous avons des dyades qui fonctionnent bien, et d’autres qui sont davantage problématiques. Nos résultats montrent que différents éléments semblent jouer un rôle par rapport à la qualité de la relation, comme la distance physique. En particulier, vivre près de son enfant peut entraîner des sentiments positifs (parent et enfant se sentent proches émotionnellement), mais, selon les circonstances, la proximité physique peut aussi être liée à des sentiments négatifs et à des conflits (par exemple en partageant le même appartement).

Indépendamment de la distance, il semblerait que l’investissement des enfants dans la prise en charge de leur parent a un impact positif sur la manière dont les parents perçoivent la relation. Notons que ce sont généralement les filles, plus que les fils, qui s’occupent de leurs parents.

De plus, avoir plusieurs enfants qui vivent à proximité du parent semble être bénéfique, puisqu’ils mobilisent des proches pour les aider, et le parent ne se sent donc pas exclu socialement. Vivre en maisons de retraite semble avoir un impact négatif sur la satisfaction de vie du parent et sur la perception de sa santé ; les conflits entre parent et enfant sont également plus fréquents dans cette situation.

Ces premiers résultats nous montrent que les relations proches semblent jouer un rôle pour la santé et le bien-être. Cela nous donne des pistes pour améliorer les relations et proposer des solutions adéquates.

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Dans les médias

Equipe

Daniela Jopp
Professeure associée

Daniela Jopp est professeure en psychologie à l’Université de Lausanne. Sa spécialité est l’étude du développement positif dans le grand âge. Elle cherche à mettre en évidence les facteurs qui contribuent à développer le bien-être dans le troisième et le quatrième âge, comme le réseau social, la santé, l’environnement de soins, les ressources à disposition ou encore les facteurs psychologiques.

Auparavant, Daniela Jopp a effectué plusieurs recherches sur ces sujets, en Allemagne puis aux USA. Parallèlement à l’étude effectuée actuellement en Suisse et dont l’accent est tout particulièrement mis sur le soutien intergénérationnel, Daniela Jopp a également initié des pistes de recherche similaires au Portugal et au Japon, où aucune étude sur le sujet n’a encore été menée. Elle travaille également en collaboration avec Prof. Kathrin Boerner pour une étude sur le même sujet à l’Université de Massachussetts à Boston. L’ensemble des chercheurs et chercheuses impliqués dans ces études forme un réseau dont le but est l’amélioration des connaissances concernant les facteurs personnels, structurels et culturels en lien avec le vieillissement qui permettent le maintien d'une bonne qualité de vie.

Claudia Meystre
Première assistante

Claudia Meystre a obtenu son doctorat en Psychologie auprès de l’Université de Lausanne en 2015, avec une recherche effectuée au Centre de Recherche en Psychothérapie à l’Institut Universitaire de Psychothérapie (CHUV). Cette recherche portait sur les processus de changement en cours de psychothérapie chez des patients dépressifs hospitalisés. Depuis 2015, Claudia est première assistante à l’Université de Lausanne auprès de la Prof. Daniela Jopp. Ses principaux thèmes d’intérêt et de recherche portent sur la qualité des relations sociales et familiales chez les personnes très âgées, l’analyse qualitative de l’interaction, le recours à la psychothérapie en deuxième partie de vie après une séparation, un divorce ou le décès de son conjoint.

Charikleia Lampraki
Assistante diplômée

Après un parcours de chanteuse lyrique, Charikleia a entrepris des études universitaires et obtenu un bachelor en philosophie, pédagogie et psychologie de l’Université Nationale d’Athènes et un master en psychologie de l’enfant et de l’adolescent de l’Université de Leiden. Sa thèse de doctorat porte sur l’importance des activités sociales et de la participation à des groupes sociaux pour le bien-être durant la deuxième moitié de vie, sur leur impact et leurs effets bénéfiques. Spécifiquement, ses intérêts portent sur les activités sociales solitaires ou en groupe chez les personnes en âge avancé et leur lien avec l’identité, dans le contexte d’un évènement critique comme le divorce, ou chez les centenaires. Charikleia participe au projet "Vieillir ensemble" dans le cadre de sa thèse en travaillant sur les analyses statistiques.

Priscille Jamin
Collaboratrice de recherche

Titulaire d'un master en psychologie clinique et psychopathologie à l’Université de Lausanne, Priscille Jamin travaille sur le projet "Vieillir Ensemble" depuis novembre 2015. Son intérêt porte en particulier sur l'influence de l'histoire personnelle et familiale sur l'appréhension personnelle du vieillissement et les relations familiales dans le grand âge. Son rôle au sein de l'équipe est de rencontrer et discuter avec les participants pour récolter les données nécessaires.

Emmanuelle Salina
Collaboratrice de recherche

Titulaire d’un Master en psychologie clinique et psychopathologie de l’adulte de l’Université de Lausanne, Emmanuelle Salina travaille pour l’étude "Vieillir ensemble " depuis 2016. Ses intérêts de recherche portent de manière générale sur les facteurs psychologiques et sociaux liés au bien-être des individus adultes et plus particulièrement sur les ressources disponibles et les difficultés éprouvées des personnes âgées.

 

Cécilia Salaün
Collaboratrice de recherche

Titulaire d’un master de psychologie clinique depuis juillet 2017, Cécilia Salaün travaille pour la Prof. Daniela Jopp depuis novembre 2015. Cécilia est particulièrement intéressée par la relation parents–enfants et son développement à tous les âges de la vie, et son impact sur l’individu et sa personnalité. Son rôle dans l’équipe est de rencontrer les participants et d’analyser une partie des données déjà obtenues.

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L’étude « Vieillir Ensemble » a commencé avec un financement de la Fondation Leenaards (2015-2016) et est maintenant financée par le Pôle de recherche national LIVES. Elle a reçu le prix Âge et Société de la Fondation Leenaards en 2015 (Jopp, Boerner, Darwiche & Spini ; Cham, consultant).

* Tirage au sort pour gagner CHF 200.-

Un tirage au sort pour gagner un bon d’une somme de 200 frs sera effectué début janvier 2019. Vous aurez au minimum une chance sur 20 de remporter le bon !

Conditions détaillées :

  • Toute personne ayant accepté de participer à l’étude entre le 1er juin et le 31 décembre 2018 sera incluse pour le tirage au sort.
  • Le tirage au sort sera effectué le 15 janvier 2019, à partir des numéros d’identification des participants.
  • Vous aurez au minimum une chance sur 20 de remporter le bon car :
    • Si entre 1 et 20 dyades sont recrutées durant la période susmentionnée (01.06-31.12.2018), un unique bon de 200 Frs sera mis au concours ;
    • Si entre 21 et 40 dyades sont recrutées durant cette période, deux bons de 200 Frs seront mis au concours ;
    • Si entre 41 et 60 dyades sont recrutées durant cette période, trois bons de 200 Frs seront mis au concours.
  • Le bon de 200 Frs sera attribué aux deux membres de la dyade ayant participé à l’étude, ou, si l’un des deux membres de la dyade n’a pas pris part à l’étude, le bon sera attribué au participant unique.
  • Les personnes ayant des liens personnels avec l’équipe de projet seront exclues du tirage au sort.