Habitat et liens sociaux: quels enjeux pour les seniors?

Habitat et liens sociaux: quels enjeux pour les seniors?

L'espérance de vie augmente et avec elle, les défis liés aux lieux de vie des seniors. Le Rendez-vous Leenaards âge & société 2019 se penche sur ces questions le jeudi 28 novembre, de 16h30 à 18h30, à Pully (évènement gratuit et ouvert à tous, sur inscription).

Animé par Blaise Willa, rédacteur en chef du magazine générations, ce Rendez-vous Leenaards sera l’occasion de présenter les projets lauréats du Prix "Qualité de vie 65+" 2019 – soutenus pour un montant total de plus de 1 million CHF – et des initiatives pilotes en cours sur le thème de l'habitat. Cet événement public offrira une plateforme de discussion sur les principaux enjeux liés à l’habitat des seniors en Suisse romande avec notamment le Prof. Dario Spini (Directeur du PRN LIVES) et Fabrice Ghelfi, Directeur de la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) du Canton de Vaud. 

A cette occasion, les résultats de l’Age Report IV – vaste enquête menée auprès de plus de 2500 personnes âgées sur leurs aspirations en matière de logement – seront également présentés (www.age-report.ch/fr/) par la Prof. Valérie Hugentobler (Haute école de travail social et de santé, HETSL), co-auteure de l'ouvrage.

Inscriptions sur www.leenaards.ch/rdvas28nov2019

Refugee routes: soirée d'information sur le Sri Lanka

Refugee routes: soirée d'information sur le Sri Lanka

Cette soirée "Refugee Routes" aura lieu le 26 novembre prochain à Berne et le 27 novembre à Lausanne et traitera de la situation des réfugiés sri lankais. Ces soirées, organisées par l’OSAR avec le soutien du Pôle de recherche national LIVES, ont pour but de mieux comprendre la situation des réfugiés en Suisse, les raisons qui les ont poussés à l’exil et leurs conditions d’accueil en Suisse. Elles s’adressent à toute personne intéressée, en particulier dans les milieux associatifs et institutionnels.

Les présentations seront dédiés à la situation sri lankaise, où d'anciennes tensions intercommunautaires entre musulmans et bouddhistes sont ravivées suite aux attentats d'avril 2019. 

Du passé historique au présent vécu par les réfugiés

Lors de l'évènement, présenté par Mme Catia Luperto à Lausanne et le Dr. Pascal Maeder à Berne du PRN LIVES, des experts de l'OSAR présenteront le contexte et la situation sécuritaire du pays ainsi que les pratiques des autorités suisses en matière d'asile. Enfin, la parole sera donnée également à une personne migrante originaire du Sri Lanka qui témoignera de son histoire en tant que réfugié·e en Suisse.

Informations pratiques - Lausanne

  • Adresse: Espace Dickens, Avenue Charles Dickens 4, 1006 Lausanne
  • Tarif: 20.- CHF/personne
  • Renseignementsadmincours@osar.ch

>> Inscriptions obligatoires (nombre de places limité).

Praktische Informationen - Bern

  • Ort: 3. Stock, Schweizerische Flüchtlingshilfe SFH, Weyermannsstrasse 10, 3008 Bern 
  • Tarif: 20.- CHF pro Person
  • RenseignementsKursadmin@fluechtlingshilfe.ch

>> Obligatorische Anmeldung 

Extended family relationships: What are they in late modernity?

The European Sociological Association (ESA) Research Network "Sociology of Families and Intimate Lives" (RN13) is inviting submissions to its Interim Meeting 2020 at Palacký University, Olomouc, Czech Republic, 15th – 17th June, 2020

The conference puts the focus on family relationships. The call to “think relationally “ resonates in numerous influential works in contemporary sociology of the family. Family sociologists have heard the appeal “to go beyond the nuclear family” and have been seeking to explain or understand the relationships within the extended family framework. Empirical research has shown that notwithstanding increased family diversity, highly diversified family patterns, values and practices, the extended family has not completely disappeared. More recently, the life course perspective also emphasized the importance of contextualizing family relationships within their historical and spatial dimensions. 

Submission and venue information

  • Papers and deadline: Empirical and theoretical papers are welcome. Abstracts of max. 800 words outlining (as appropriate) the research question, theoretical approach, data, methodology, and research findings should be submitted via the conference website esarn13.upol.cz by 16 December 2019.
  • Keynote speaker: François de Singly, Professor Emeritus of Sociology at the Faculty of Humanities and Social Sciences of the Sorbonne University of Paris Descartes, Center for Research on Social Relations (CERLIS). 
  • Local organizer: Dana Sýkorová, Faculty of Arts, Palacký University Olomouc (dana.sykorova@upol.cz). 
  • Conference emailesarn13.interim2020@gmail.com

Selected papers of the ESA RN13 IM 2020 in Olomouc will have the opportunity to be published in a special issue of the journal Social Inclusion (https://www.cogitatiopress.com/socialinclusion). 

© rawpixel from Pixabay

Vieillir en bonne santé : les inégalités se creusent

L'espérance de vie augmente, mais elle n'est pas forcément synonyme de plus de temps en bonne santé. Des chercheurs du PRN LIVES affiliés à l'Université de Genève se sont intéressés à cette évolution et ont compilé les données de la Cohorte nationale suisse (SNC) avec celles des Enquêtes suisses sur la santé. Les résultats de leur étude montrent que si les années en bonne santé augmentent autant pour les hommes que pour les femmes, des différences se manifestent selon le niveau de formation, augmentant les inégalités sociales. Ainsi, en 2010, les hommes ayant un diplôme universitaire vivent 8,8 années de plus en bonne santé que ceux ayant complété une formation obligatoire contre 7,6 années en 1990.

Cinq chercheurs de l'Université de Genève, dont quatre sont membres du Pôle de recherche national LIVES - Surmonter la vulnérabilité: perspective du parcours de vie, ont croisé des données de Cohorte nationale suisse (SNC) avec celles des Enquêtes suisses sur la santé entre les années 1990 et 2015 afin d'établir si les années gagnées en espérance de vie avaient ajouté du temps à la santé ou à la maladie. 

Les femmes continuent à vivre plus lontemps que les hommes et ont ajouté 3 ans à leur espérance de vie, en bonne santé. Mais dans leur cas, continuer ces recherches longitudinales est d'autant plus important, car les codes sociaux et leur mode de vie a beaucoup plus changé que pour les hommes. «L’écart entre les femmes de formation secondaire et tertiaire est ici indistinguable, car nos données concernent des femmes nées dans les années 1920-1930, lorsque l’accès aux hautes études leur était limité et que peu travaillaient. Il serait intéressant de refaire cette enquête dans 50 ans, maintenant que les femmes étudient et travaillent tout autant que les hommes», relève Stéphane Cullati.

Les hommes quant à eux gagnent 5 années de vie, dont 4,5 en bonne santé. Mais les différences les plus importantes se manifestent dans les niveaux de formation. L'exemple des hommes ayant complété une formation obligatoire est parlant. «L’écart d’années en bonne santé entre les hommes de formation obligatoire et les hommes de formation tertiaire est de 7,6 ans en 1990, mais de 8,8 ans en 2010, montrant que l’écart se creuse», explique Adrien Remund, démographe. 

Graphiques: Life expectancy (LE), Healthy life expectancy (HLE), and Years of bad health (YBH) with 95% confidence intervals by education level and sex (Swiss National Cohort and Swiss Health Interview Survey, Switzerland, 1990–2014). 

Chercheurs

Le pouvoir des émotions

Lien social et Politiques vous invite à consulter son nouvel appel de contributions sur le thème « le pouvoir des émotions ». Ce numéro 86 de la revue sera dirigé par Anne Perriard (Haute école de travail social et de la santé, Lausanne) et Cécile Van de Velde (Université de Montréal).

Les émotions sont au cœur de l’actualité : la colère se manifeste dans des affrontements à Hong Kong et par le rejet de l’Union européenne au Royaume-Uni. Au niveau mondial, l’inquiétude face aux changements climatiques et à la pollution favorise de nouveaux discours et l’émergence de mouvements sociaux transnationaux. En Algérie, l’indignation face à la réélection du président conduit la jeunesse à se réapproprier le politique. Avec le mouvement #MeToo, la prise de parole de quelques femmes a transformé des expériences individuelles et passées sous silence en mouvement collectif.

Dans ce numéro de Lien social et Politiques, nous cherchons à mieux saisir cette dynamique des émotions et les processus par lesquels elles peuvent se transformer en pouvoir social et politique.

Consulter l'intégralité de l'appel 

Délai de soumission : 15 décembre 2019