LIVES soutient le colloque Travail-Famille organisé par la Commission cantonale de la famille à Genève

LIVES soutient le colloque Travail-Famille organisé par la Commission cantonale de la famille à Genève

Le mardi 10 septembre 2013 se tiendra à Uni Mail, Genève, un colloque intitulé «Travail-Famille: L’impossible ménage ?», avec des conférences le matin, des ateliers thématiques l’après-midi et un débat le soir réunissant des candidats au Conseil d’Etat. Les conclusions de cette journée seront remises au nouveau gouvernement cantonal qui entrera en fonction en janvier 2014.

La Commission cantonale de la famille s’est alliée à l’Université de Genève pour organiser une journée de réflexion autour de l’équilibre entre vie professionnelle et familiale. Sa présidente, Sylvie Reverdin-Raffestin, également directrice de Pro Juventute Genève, explique : «Le soutien à la parentalité ne doit pas toujours être réduit à des prestations financières. Le besoin de conseil s’accroît et, par conséquent, les lieux d’écoutes doivent augmenter pour permettre aux parents de jouer pleinement leur rôle. Les collaborations entre le secteur public et associatif doivent être renforcées. Il est urgent de permettre aux parents de les rassurer sur leurs compétences et de les informer sur les dispositifs existants.»

Pour traiter l’ensemble de ces problématiques, le colloque se déroulera en trois temps. Le matin, trois conférences auront lieu, avec notamment des exemples de ce qui se fait ailleurs et le bilan d’un dialogue avec les acteurs principaux de la politique familiale genevoise, réalisé par les professeurs Claudine Sauvain-Dugerdil et Eric Widmer, membres du Pôle de recherche national LIVES.

Des exemples inspirants

Au cours de ces conférences plénières, Florence Lianos, sous directrice de l’enfance et de la famille au Ministère français des affaires sociales et de la santé, décrira les défis et réalités de la politique familiale en France, où l’indice de fécondité est de 2 enfants par femme et le taux d’emploi des mères de 75%.

Un autre exemple inspirant viendra de Bâle, qui a été le premier canton de Suisse à ancrer le droit des parents à une place d’accueil de jour dans sa nouvelle constitution en 2006, et qui a voté à 65% en faveur de l’article constitutionnel pour la famille, rejeté en mars dernier par le peuple suisse. A Bâle-Ville, le nombre d’enfants accueillis dans des institutions d’accueil de jour a augmenté de 96% de 2002 à 2012, passant de 1’561 à 3’057 enfants. Une enquête a montré en 2009 que 63% des familles du canton avaient recours à une offre d’accueil de jour. Les instruments mis en place pour atteindre de tels chiffres seront expliqués par Karin Haeberli, chargée des questions familiales du canton, pour qui la réflexion ne doit pas s’arrêter aux seules mères : «C’est maintenant avant tout aux hommes de revendiquer la conciliation entre le travail et la famille – aussi pour eux-mêmes !»

Dialogue avec les acteurs

L’après-midi, les participants se répartiront trois en groupes pour réfléchir au rôle de différents types d’acteurs : les entreprises, les services publics et les associations, avec pour chaque atelier six ou sept intervenants principaux issus du domaine en question.

Enfin, le soir à 20h00, des candidats au Conseil d’Etat et d’autres représentants des partis débattront de leur vision de la politique familiale : Thierry Apothéloz (Parti socialiste genevois), Béatrice Hirsch (Présidente du parti démocrate-chrétien Genève), Michèle Künzler (Les Verts), Simone de Montmollin (Les Libéraux-Radicaux Genève), Yves Nidegger (Union démocratique du centre), et Delphine Perrella-Gabus (Mouvement citoyen genevois).

Sylvie Reverdin-Raffestin annonce que «les conclusions du colloque seront analysées par la Commission cantonale de la famille et diffusées ensuite au nouveau gouvernement avec une proposition d'axes prioritaires.» Elle ajoute que les priorités de la Commission cantonale de la famille sont la création d’une délégation à la famille intégrée dans un des départements de l’Etat et la recherche de solutions face à la pénurie de places de garde durant l’année et les vacances scolaires, «sans que les budgets familiaux ne soient totalement déséquilibrés !»

Programme complet du colloque